Alors que j’étais assis dehors, le dos au mur devant le supermarché Albert Heijns en attendant l’arrivée de Tim, je vis un homme souriant marchant dans ma direction. Ma laisse était attachée à un des multiples crochets, mis à la disposition de la clientèle du supermarché, venant avec leurs animaux. Comme il approchait, il commença à me parler doucement en Néerlandais. Puis il sortit la main de sa poche et me caressa doucement le flanc gauche. Je me surpris à désirer comprendre l’homme, car ses paroles semblaient si sincères. Soudainement, il s’arrêta et se tourna pour disparaitre par une énorme porte automatique dans le magasin.
As I was sitting with my back to the wall in front of the Albert Heijn’s supermarket waiting for Tim, I saw a smiling man walking in my direction. The end of my leash was tied to one of the many hooks conveniently provided to the supermarkets’ clients who come accompanied by dogs. As he approached, he began speaking to me softly in Dutch. Then he reached out his hand as he spoke, gently stroking the left side of my coat. I found myself wishing that I could understand the man’s words because he sounded so sincere as he spoke. Abruptly, he stopped, and then he turned disappearing into the store through the big automatic door.
Une fois de plus, ma famille et moi avons changé de pays, obligés de nous adapter à un nouvel environnement et de batailler pour comprendre la langue du Pays.
So once again, my family and I have changed countries, faced to adapt to new surroundings and struggle to understand the country’s language.
By Artist, Jane Partin
Que d’eau passée sous les ponts, depuis que je suis parti de la ferme d’éleveurs de Labradors Retrievers à Culpeper en Virginie aux Etats-Unis, où je suis né. Je suis un Labrador Retriever pour ceux qui ne le savent pas encore. De ma naissance jusqu’à l’âge de cinq mois, je courais librement dans un espace 8 acres de prairies, de forêts et de rivières. Je me souviens de moments, obéissant à des ordres en Anglais alors que nous étions dressés à rapporter des gibiers d’eau tirés dans la rivière. Je me souviens également, comment je poursuivais ma sœur Queenie, lui mordillant l’oreille pour jouer en courant dans l’immense enclos derrière la ferme où Madame A. (notre gentille éleveuse) nous sortait après le souper. Queenie et moi étions les deux seuls Labradors restants de la portée qui n’étaient pas encore vendus. Je vivais encore à la ferme lorsque mes futurs maîtres sont venus se renseigner pour acheter un chiot. Ils furent accueillis par Madame A, la dame qui dirigeait seule la ferme. Elle nous avait déjà nommés à la naissance et choisit de me nommer Watson. Madame A. Elle était très gentille et intelligente. Elle adorait ma race et avait étudié notre comportement et nos habitudes depuis très longtemps. Instinctivement, elle semblait savoir une famille adoptive, allait bien s’occuper de ses chiots ou non. Si elle avait le moindre doute, elle refusait leur offre.
Many years have passed, since my early puppy hood days spent romping around the Labrador retriever breeding farm in Culpeper, Virginia in America, where I was born. For those of you who question my breed, I am a Labrador retriever. From the time of birth until I was five months old, I ran freely on 8 acres of rolling pastures, with woods and streams. I remember moments of listening to commands in English as we were taught how to retrieve fowl from the creek. And how I would chase my sister, Queenie, trying to playfully nip her ears as we ran inside the huge enclosed area where Mrs A., (the nice woman breeder) would put us after supper. Queenie and I were the only two remaining puppies of the litter that had not yet been sold and still lived on the farm when my future owners came to inquire about purchasing a puppy. They were met by Mrs. A, the woman who ran the farm, had already named us at birth, and she chose to name me, Watson. Mrs. A was a very caring, smart woman. She loved my breed and had studied our behavior and habits for a long, long time. She seemed to instinctively know if a family would be good caretakers for her puppies or not. If after interviewing a family, she would feel that they would not be suitable to raise one of her puppies, she’d turn them down.
Melimary and Tim (Gaithersburg, Maryland)
Je me souviens de ce jour comme si c’était hier, le jour où j’allais quitter pour toujours mon lieu de naissance. Une petite fille (de deux ans au plus) sortit d’une voiture avec sa famille, et lorsque ses pieds foulèrent le sol, elle échappa à la main de sa mère. Elle courait aussi vite qu’elle le pouvait pour ne pas se faire rattraper. Elle continua ainsi jusqu’à la clôture, où Queenie et moi nous trouvions, de l’autre coté. Je couru à sa rencontre et mis mes deux pattes sur la clôture pour me redresser à son niveau afin de lui lécher le visage. Ce fût à ce moment précis que Madame A. comprit que j’avais déjà fait mon choix à sa place. Il était temps pour moi de partir, de quitter le berceau familial. Madame A. acquiesça d’un signe de la tête, pour me laisser commencer une nouvelle vie, dans une autre maison, avec mes nouveaux maîtres.
I remember that day like yesterday, the day I would leave my birthplace for good. A little girl, (not more than two) got out of a car along with her family and as her feet touched ground, she broke away from her mother’s grip. She took off running as fast as her legs would carry her, so she would not to be caught. She kept on going until she met up with the fence, where Queenie and I were standing, on the other side. I rushed up to greet her and threw my two front paws up on the fence to position myself upright to her level so that I could lick her, all over her face. It was at this precise moment that Mrs. A. understood that I had already made a choice, instead of her. It was time for me to go, to leave her nest. Then Mrs. A. nodded in agreement to let me start a new life, in another home, with my new caretakers.
Et quelle aventure.
And what an adventure it has been..
La première fois que j’ai quitté les Etats-Unis pour aller vivre en France, je me souviens avoir voyagé dans la calle de l’avion. Je dus supporter un voyage très inconfortable dans la cale de l’avion au dessus de l’Atlantique. J’aurais du me faire administrer un calmant pour le voyage, dans l’éventualité où j’aurais été effrayé pendant le vol. Cependant, le médicament avait été placé par inadvertance dans le sac de mon maitre, qui fût pris soudainement sur le chariot par une hôtesse pour être mis en cale avec moi. Je ne pût jamais prendre seul ce médicament. Après sept heures de voyage, je fût enfin libéré de ma cage et je pus pour le première fois poser mes pattes encore engourdies sur le sol français. Je découvris bientôt ma nouvelle liberté dans un pays que j’allais appeler mon pays. Ce fût un grand contraste par rapport à ma vie antérieure. J’eu la permission d’aller un peu partout où ma famille allait, comme au restaurant (où le serveur me donnait un bol d’eau fraîche), dans la plupart des petits magasins et parfois à la boulangerie (si le boulanger voulait me caresser et qu’il n’y avait personne d’autre dans le magasin). La plupart des gens dans la rue souriaient en me voyant et me caressaient
la tête. Je ressentais leurs intentions positives. Bien sûr, initialement, je ne les comprenais pas, quand ils me parlaient en français, mais après quelques temps je compris des petits ordres. Et le temps vint, lorsque je compris par exemple que « oui oui » signifiait « yes, yes » et non « wee wee » ce qui veux dire familièrement « pipi » en anglais.
The first time I left America to go live in France
, I remember riding in the cargo of a plane. I had to endure the bumpy ride in the plane's cargo as we flew over the
Atlantic . I should have been given tranquilizers to calm my nerves, just in case I would become frightened during the flight. However, my medicine was inadvertently packed in my master’s bag which was briskly taken away by the check-in stewardess to be put in the plane’s cargo (along with me). So I never got to take this medication. After the seven hour ride, I was finally let out of my cage, and for the very first time, I set my wobbly paws on French soil. I would soon discover that in this country, I would have much more freedom; a country I would come to call my home. It was very different kind of life then I had before. I was permitted to go just about anywhere my family would go to like restaurants, (where waiters would give me a bowls of water), most small shops, and sometimes in the bakeries (if the owners wanted to pat my head and no one else was in the store). Most people would smile when they saw me and reach down to pat my head. I would always pick up their positive vibes. Of course, initially, I didn’t understand them when they spoke to me in French, but after a while, I began to understand their little commands. And the time came when I understood that “oui, oui” meant “yes, yes” and not “wee wee” meaning “Do I have to pee pee?
Maintenant je me débats pour comprendre une autre langue…. Bon, souhaitez moi bonne chance ou plutôt “veel succes”!
And now I’m struggling to understand another one….Oh well, wish me good luck or more “veel success”!
Je donnerai de mes nouvelles…. Votre labrador préféré, Watson.
I’ll let you know, how I’m doing…Your favorite lab, Watson
Los Pensamientos